Art Basel Paris : 5 galeries et artistes à repérer avant d’entrer

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Plus de 200 galeries, des milliers d’œuvres et quelques heures devant soi. Pour éviter d’arriver au Grand Palais sans autre boussole que le plan de la foire, nous avons fait le premier tri : cinq noms à repérer, pour cinq bonnes raisons de s’arrêter.

Art Basel Paris réunira à partir du 23 octobre cette année, 211 exposants venus de 41 pays et territoires, répartis entre les secteurs Galeries, Emergence et Premise. Près de 30 galeries participent pour la première fois à l’édition parisienne. 

Alors, plutôt que de chercher à tout voir, préparons le terrain.

Notre sélection ne prétend pas désigner « les cinq meilleurs » — exercice qui aurait d’ailleurs assez peu de sens. Elle propose plutôt cinq portes d’entrée dans la foire : une grande galerie à regarder comme une mini-exposition, une référence parisienne, une scène internationale, et surtout quelques noms moins familiers à découvrir.

1. Hauser & Wirth, pour commencer par une valeur sûre… et regarder au-delà des signatures

C’est l’un des noms que l’on reconnaîtra immédiatement dans la liste des exposants : Hauser & Wirth fait partie des galeries présentes dans le secteur principal d’Art Basel Paris 2026. 

Mais l’intérêt d’une grande galerie dans une foire n’est pas seulement de retrouver des artistes célèbres.

Ces stands permettent souvent de faire quelque chose de très utile lorsque l’on n’est pas spécialiste : observer comment des œuvres de générations différentes sont mises en dialogue.

Plutôt que de chercher immédiatement le nom que vous connaissez, commencez donc par regarder l’ensemble du stand. Qu’est-ce qui relie les œuvres ? Pourquoi cette sculpture à côté de cette peinture ? Quel artiste ne reconnaissez-vous pas ?

C’est souvent lui qu’il faut aller voir.

À repérer pour : entrer dans la foire par une galerie internationale majeure, mais se donner pour mission d’en ressortir avec un nom inconnu.

2. Perrotin, pour regarder une galerie parisienne devenue internationale

Autre passage intéressant : Perrotin, également présent dans le secteur Galeries en 2026. 

Fondée à Paris avant de développer des espaces à l’international, la galerie permet d’aborder un autre aspect d’Art Basel : le rôle des galeries elles-mêmes dans la construction d’une carrière artistique.

Ici, ne vous contentez donc pas de regarder les œuvres comme des objets isolés.

Regardez les artistes présentés ensemble. Ceux que vous connaissez déjà, mais surtout ceux que la galerie choisit de placer à leurs côtés.

Puis posez une question très simple :

« Quel artiste de votre stand me conseilleriez-vous de découvrir aujourd’hui ? »

Voilà une excellente manière d’engager une conversation sans avoir besoin de connaître le marché de l’art.

À repérer pour : comprendre ce que signifie le regard d’une galerie — sélectionner, accompagner et faire découvrir.

3. Mariane Ibrahim, pour déplacer son regard

Art Basel devient particulièrement intéressante lorsque l’on cesse de ne regarder que les galeries dont on connaît déjà le nom.

La galeriste franco-somalienne Mariane Ibrahim, qui dispose notamment d’un espace à Paris, figure parmi les exposants 2026. 

Sa présence offre une bonne occasion de regarder des trajectoires et des scènes qui ont longtemps été moins visibles dans les grandes institutions et sur le marché international.

C’est exactement le genre de stand où appliquer notre règle : ne pas chercher à reconnaître, mais chercher à comprendre.

Prenez une œuvre. Regardez-la avant de lire le cartel. Puis découvrez l’artiste, son origine, son parcours et le contexte de son travail.

Quelques minutes suffisent parfois pour ouvrir une porte que l’on continuera à explorer bien après la foire.

À repérer pour : sortir volontairement de son territoire artistique habituel.

4. Thảo Nguyên Phan chez ROH, le nom à chercher dans Emergence

Voici celui que je noterais vraiment dans mon téléphone avant d’arriver.

L’artiste vietnamienne Thảo Nguyên Phan sera présentée par la galerie ROH dans Emergence, le secteur consacré aux galeries et artistes émergents. Sa participation est officiellement annoncée dans la liste 2026. 

Son travail se déploie entre peinture, image en mouvement et installation, et explore notamment la mémoire, l’histoire et les transformations sociales et environnementales du Vietnam.

Et sa présence illustre parfaitement la raison pour laquelle il faut garder du temps pour Emergence : venir à Art Basel uniquement pour voir ce que l’on connaît déjà serait passer à côté d’une bonne partie de son intérêt.

Ici, prenez davantage de temps.

Emergence fonctionne autour de présentations resserrées : on peut réellement entrer dans l’univers d’un artiste plutôt que croiser une œuvre parmi cinquante autres.

À repérer pour : découvrir une pratique avant que son nom ne vous devienne familier.

5. Clémentine Adou chez Lo Brutto Stahl, la découverte à tenter sans rien lire avant

Dernier choix, et volontairement le moins évident : Clémentine Adou, présentée par Lo Brutto Stahl dans Emergence. Sa présence figure également dans la sélection officielle 2026. 

Et cette fois, nous vous proposons presque de ne rien préparer.

Pas de recherche préalable. Pas de biographie lue dans le métro. Pas d’avis.

Allez voir.

Parce qu’il faut conserver au moins une rencontre complètement vierge dans une foire où l’on arrive désormais facilement avec des dizaines d’images déjà vues sur Instagram.

Regardez d’abord le travail. Demandez ensuite à la galerie de vous raconter l’artiste.

Et décidez seulement après si vous avez envie d’en savoir davantage.

À repérer pour : la découverte, tout simplement.


Votre liste est prête. Maintenant, oubliez-la un peu.

Hauser & Wirth. Perrotin. Mariane Ibrahim. Thảo Nguyên Phan. Clémentine Adou.

Cinq repères parmi 211 exposants : cela laisse heureusement beaucoup de place à l’imprévu. 

Et c’est exactement le but.

Utilisez ces cinq noms comme des points d’ancrage. Entre deux, autorisez-vous à entrer dans le stand d’une galerie dont vous n’avez jamais entendu parler simplement parce qu’une œuvre vous a arrêtée.

Car la meilleure découverte de votre Art Basel ne figurera peut-être pas dans cet article.


L’idée Rewards

Créez avant votre visite une note intitulée « Mes 5 Art Basel ».

Pour chaque arrêt, photographiez non seulement l’œuvre qui vous plaît, mais également son cartel : nom de l’artiste, titre, année, galerie.

Puis ajoutez une sixième entrée, laissée volontairement vide :

6. La surprise.

C’est celle que vous devrez trouver vous-même au Grand Palais.

Découvrir les exposants d’Art Basel Paris 2026

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